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Ils partagent leur vision d'abc arbitrage

Nous vous invitons à découvrir quatorze témoignages, comme autant de regards croisés sur l’expérience du groupe ABC arbitrage et les valeurs qui ont contribuées depuis 1995 à le construire.

Les interviewés viennent de tous les horizons : analystes, journalistes, partenaires, actionnaires, administrateurs, collaborateurs, etc.

Découvrez leurs impressions personnelles pour mieux appréhender notre réalité quotidienne.

Maria Emilia Marques Dias

Gardienne, 40 rue Notre Dame des Victoires I Métier : Experte en qualité (de vie)

Pendant  presque 15 ans, vous avez vécu au quotidien avec les gens d’ABC arbitrage. Quelle était votre relation avec eux ?

On ne s’est jamais fâchés, contrairement à d’autres (rires). Honnêtement, ils ont toujours été sympathiques, dynamiques, humains, respectueux. J’ai senti que je faisais partie de leur équipe. Mon mari a même travaillé chez ABC arbitrage pendant quelques mois. Avec eux, c’était toujours Madame Marques, jamais la gardienne. On respectait chacun le métier de l’autre et on a vécu en harmonie parce qu’au jour le jour, on a toujours essayé de trouver une solution.


ABC arbitrage a déménagé en janvier 2010. C’est un peu la fin d’une époque ?

Je suis gardienne de l’immeuble depuis 1997 et je pars à la retraite l’année prochaine. Nos vies sont donc très liées humainement et professionnellement. Nous ne nous reverrons pas au quotidien, mais croyez-moi, je penserai à eux tous les jours. Et ils savent qu’ils peuvent compter sur moi à tout moment.

Xavier Chauderlot

Co-fondateur d’ABC arbitrage et membre du conseil d’administration I Métier : Pilote d’entreprise

Vous êtes l’un des deux principaux fondateurs d’ABC arbitrage en mars 1995. Racontez-nous un peu les origines de l’entreprise.

J’ai rencontré Grégoire Bouguereau en octobre 1987, juste après le crack boursier, nous étions débutants sur les marchés financiers à l'époque. Pendant cette période très agitée, nous nous amusions de voir que chacun y allait de son explication sur l'origine du crack, et formulait ses prévisions. Grégoire et moi sommes très vite arrivés à la conclusion que non seulement il était vain de tenter des prévisions, mais surtout qu'il était possible d'avoir une activité rentable sans avoir besoin de prévoir l'avenir.


Alors pourquoi avez-vous pris du recul depuis six ans ?

Grégoire et moi n’aimons pas manager. Ce n’est pas notre truc. Ça a été une excellente chose pour ABC arbitrage lorsque Dominique Ceolin, a souhaité prendre la direction de l'entreprise. Le groupe a aujourd’hui un système de management et une politique de rémunération qui font que chacun peut entreprendre au sein de l’entreprise. Chez ABC arbitrage, l’initiative individuelle est toujours valorisée quand elle contribue au projet collectif. Je passe toujours beaucoup de temps chez ABC arbitrage et je suis très heureux que mes compétences soient encore suffisamment à jour pour être sollicitées. D'autant plus que c'est toujours un plaisir de travailler avec des gens qui ont des idées neuves et l'énergie qu'il faut pour les mettre en pratique.


Comment voyez-vous ABC arbitrage aujourd’hui et à l’avenir ?

Au début, nous utilisions des moyens artisanaux, mais la démarche et les principes sont toujours les mêmes. Simplement, ABC arbitrage a développé aujourd’hui des process d'une grande rigueur, dispose de bases de données importantes, d’ordinateurs plus puissants et de méthodes industrialisées. Surtout, le recrutement est resté très sélectif, et le système de management favorise l'implication à long terme et l'adhésion au projet collectif. C'est à mon avis un élément clé du succès. Je constate régulièrement que la curiosité et l'enthousiasme que Grégoire et moi avions au départ se retrouvent chez les jeunes générations. En résumé, j’ai participé au décollage mais l’entreprise n'a pas fini sa phase de montée, et toute l'équipe est actuellement à fond sur le prochain objectif, Horizon 2015.

Didier Ribadeau Dumas & Jean-François Drouets

Administrateurs I Métier : Observateurs

Didier Ribadeau Dumas, vous participez au conseil d’administration d’ABC arbitrage depuis 2000. Quel était votre premier contact avec l’entreprise ?

DRD : La première fois que Dominique Ceolin m’a parlé de l’arbitrage, je n’ai rien compris. Pour moi, c’était une activité dépassée, et je voyais mal sa pertinence au 20ème siècle. J’ai changé d’avis quand Jacques Chevalier, spécialiste de la finance qui siégeait au conseil d’ABC arbitrage, m’a expliqué que l’arbitrage était une démarche scientifique pour pousser cet animal irrationnel qu’est l’homme à être plus rationnel et que le métier avait été modernisé au sein d’ABC arbitrage. Je suis donc entré au conseil d’administration avec cette idée en tête : l’arbitrage doit contribuer à rendre les marchés plus rationnels. Je joue un rôle d’observateur/enquiquineur, à savoir je pointe les abus de langage et je scrute les possibles dérives opérationnelles.


Et vous, Jean-François Drouets ?

JFD : Je suis au conseil d’administration en grande partie grâce ou devrais-je dire à cause de Didier Ribadeau Dumas qui avait trop de mandats et souhaitait céder sa place d’administrateur au conseil pour devenir censeur. Je viens de l’immobilier, une activité très éloignée de l’arbitrage et je pense que j’apporte mon regard de dirigeant d’entreprise et un peu mon bon sens terrien au conseil. Chez ABC arbitrage, contrairement à beaucoup de conseils d’administration, on ne cherche pas des clones appartenant au même milieu pour entériner les décisions de la direction générale. Il y a une volonté authentique d’équilibrer les intérêts des dirigeants, des actionnaires et des salariés. Je crois beaucoup en l’empathie, cette capacité de prendre du recul en se mettant à la place des autres.

DRD : Je ne sais pas si j’appellerais ça de l’empathie ; c’est plutôt de l’insomnie ! (Rires) En fait, nous sommes tous obsédés au conseil par la maîtrise des risques et par la mise en place de mesures pour éviter les dérapages. Si on fait ce travail consciencieusement, on doit effectivement passer quelques nuits blanches à y réfléchir. C’est pour cela que j’ai coopté Jean-François. C’est lui qui ne dort plus et moi, je suis sa mauvaise conscience.

JFD : Mais, rassurez-vous, ce n’est pas une si grande souffrance. Il y règne une ambiance de confiance entre les membres, sans complaisance, partageant un désir constant d’apprendre, de s’intéresser aux enjeux de fond. J’y vais toujours avec beaucoup de plaisir et j’en sors toujours avec énormément de matière à penser. Il n’est jamais trop tard pour s’instruire !

 

Valérie Charmoz

Fondatrice, agence Aristophane I Métier : Communication d’entreprise hors normes

Ça doit être dur de travailler sur un rapport d’activité d’ABC arbitrage, qui vous demande chaque année de tout recommencer à zéro ?

Depuis plus d’une décennie, ABC arbitrage a effectivement pris le parti un peu fou de proposer des rapports annuels totalement hors normes, pastichant le carnet de bord du marin ou un journal quotidien, etc. Aucune autre entreprise financière n’a osé casser les codes comme ils le font.


Alors, comment faire ?

Il faut tout simplement accepter de ne respecter aucune convention de la communication corporate et, en quelque sorte, de s’infliger en permanence une douce violence créative. Ce n’est pas du tout naturel ou évident au départ. En fait, avec le temps j’ai compris la clé de l’énigme : il s’agit d’élucider ce métier compliqué, en utilisant les codes de supports grand public. La rédaction doit donner à comprendre et le design doit rendre ce métier hermétique visible.


Et donc, vous avez compris ce qu’était l’arbitrage après tout ça ?

Non. (Rires) Je dois avouer que ce n’est pas évident, au moins d’un point de vue technique. Mais, dans mon métier ce n’est pas un désavantage de garder une certaine naïveté, voire une certaine humilité. Il ne faut pas avoir peur de la critique constructive et oser offrir une création déconstructive. L’entreprise et l’agence travaillent réellement ensemble sur un projet où chacun apporte son regard, ses sensibilités et ses compétences. Nous travaillons en tant qu’égaux, mais en laissant notre ego de côté.

Aurélia Bire

Présidente, JCT Interior Design I Métier : Designer d’espaces de vie

Vous êtes le principal designer des nouveaux locaux d’ABC arbitrage. Quelle était la clé du projet ?

C’est avant tout une façon de vivre l’espace. ABC arbitrage est une équipe très imbriquée qui travaille au corps à corps au quotidien. Il fallait un espace ouvert à géométrie variable, permettant à la fois une grande interactivité et la possibilité de réfléchir calmement. Il fallait aussi de la clarté, une certaine sérénité pour que chacun puisse se concentrer. 


Vu leur métier, ils doivent être fanatiques du détail ?

Effectivement, nous avons passé un temps fou sur chaque détail, en examinant de près, par exemple, l’acoustique ou en discutant pendant des heures sur tel ou tel accessoire ou coloris. Je me suis imprégnée de leur méthode de travail, pour tout repenser minutieusement et toujours se remettre en cause. Nous avons aussi élaboré et proposé beaucoup de prototypes, à l’instar de leur métier.


J’ai l’impression que vous me parlez du métier de l’arbitrage plus que du design.

Mais vous avez raison. Ils ne savent pas faire autrement. Ils vont toujours très loin dans la minutie ; ils sont obsédés, comme je le suis, par l’effet caché des choses qu’on ne voit pas, mais qui ont une influence sur notre vécu quotidien. On retrouve cet acharnement dans tous les métiers de la recherche, qu’il s’agisse d’un chercheur d’or ou de talents. Et, cela peut paraître étrange, mais j’ai l’impression que l’activité de l’arbitragiste se rapproche de celle de l’artiste, puisqu'ils cherchent tous les deux l’incongruité qui permet la création. Je doute, donc je suis…

Jean-Pierre Tabart

Analyste financier, Arkeon Finance I Métier : Chercheur de pépites

Comment avez-vous découvert ABC arbitrage et quelles étaient vos premières impressions ?

La première chose qu’il faut savoir, c’est que je ne suis pas un spécialiste du secteur financier. Je suis ce qu’on appelle un stock picker, c’est-à-dire qu’on me confie l’étude de sociétés qui appartiennent à des secteurs très variés. J’examine souvent des entreprises un peu singulières. Mais, dans le cas d’ABC arbitrage, j’avoue que je me suis senti complètement démuni au premier abord.


C’est vrai, quand on lit votre première étude en 2007 intitulée « Le silence est d’or » et quand vous parlez des concepts d’ABC arbitrage comme « un modèle de prévisions à rebours » ou encore d'un monde de « boîtes noires impénétrables », on sent que vous êtes un peu désemparé.

Complètement. Je me suis retrouvé à examiner une entreprise dont je ne comprenais rien, avec une culture du secret, une opacité des stratégies suivies et des méthodes de travail fondées sur des modèles quantitatifs incompréhensibles. J’avais en face de moi quelques ingénieurs surdoués, vivant sur une planète mathématique d’une complexité qui me dépasse, condamnés à l’innovation permanente.


On a l’impression que vous nous parlez de science fiction. Comment avez-vous fait ?

Ma compréhension est venue en deux temps, en fait. Comme beaucoup de gens face à ABC arbitrage, j’ai fait l’impasse sur la compréhension de l’activité pure impénétrable pour me concentrer sur le visible : les résultats positifs depuis le début, bien sûr, mais surtout leur système de management. Plus concrètement, j’ai regardé de près leur politique de rémunération qui fait converger les intérêts de leurs salariés et actionnaires, en partageant les résultats. J’ai aussi été convaincu par leur maîtrise des risques et par la séparation des tâches opérationnelles et de contrôle. Finalement, j’ai calculé la probabilité de réussite de leur programme ambitieux Horizon 2010. 


Alors quel a été le déclic ?

J’ai eu un flash. Je me suis dit que même si on m’expliquait la mécanique d’activité, ça ne changerait rien, je ne comprendrais toujours pas. Et puis, finalement, quand je regarde une entreprise de biotech ou d’informatique, je ne comprends pas nécessairement leurs techniques non plus, mais je me fie aux résultats.


Et aujourd’hui ?

La communication d’ABC arbitrage m’aide beaucoup. Mais mon problème aujourd’hui, c’est de rester critique et d’éviter de faire du publireportage. Un collègue analyste extra financier a examiné leur politique RH, leur gouvernance et leur éthique. Il est venu me voir en me disant, « c’est pas possible leur truc, c’est Alice au pays des merveilles ! »  Ah oui, il a trouvé une chose qui n’allait pas : il n’y avait pas de femme au conseil d’administration. C'est désormais chose faite avec Mme Sabine Roux de Bézieux. Donc, ...

Didier Le Menestrel

Président, Financière de l’Echiquier I Métier : Investisseur averti

Comment êtes vous entré en contact avec la société ABC arbitrage ?

En lisant leur rapport annuel en 2002 ou 2003. J’ai été bluffé par sa créativité, son audace et sa pertinence. Depuis, je le lis chaque année avec attention et suis toujours plus impressionné par les performances de l’équipe ABC arbitrage et par les dividendes annuels croissants : leur parcours et leurs résultats sont vraiment remarquables. 


Alors, votre société a-t-elle investi dans le titre ?

Pas du tout, sauf pendant une courte période pendant laquelle nous avions une participation homéopathique. Je m’explique. Nous avons des méthodes très rigoureuses d’analyse auxquelles nos équipes sont astreintes. Nous investissons nos fonds dans des entreprises que nous comprenons et pour lesquelles nous pouvons justifier notre participation par des faits concrets et des repères chiffrés objectifs. C’est pour mieux comprendre les métiers dans lesquels nous investissons que nous rencontrons toujours les managers et visitons à plusieurs reprises les entreprises. Quelles que soient nos convictions personnelles, il nous est impossible de justifier un investissement dans ABC arbitrage puisque nous n’avons pas accès aux éléments concrets. C’est très frustrant. 


Mais, pourtant, vous avez des liens très proches avec ABC arbitrage ?

Absolument. ABC arbitrage est un modèle d’entreprise dont nous nous inspirons, en termes de valeurs, de style de management, d’éthique, d’esprit entrepreneurial et d’indépendance. Quand j’ai rencontré Dominique Ceolin, j’ai été immédiatement séduit par son intelligence et son authentique simplicité.
Depuis plusieurs années, nous conservons des liens même s’il nous est difficile de travailler ensemble. Un jour, Dominique nous a sollicités pour participer au soutien de Jean-Pierre Dick, skipper de Paprec-Virbac, qui à son tour nous a présenté Thomas Normand, un jeune skipper de son écurie qui navigue sur un Mini 6.5 : un vrai coup de cœur et enfin une occasion de bâtir un projet avec ABC arbitrage ! 


Vous êtes devenu son principal sponsor, n’est-ce pas ? Que s’est-il passé ?

Quand nous avons décidé de soutenir Thomas, nous avons tout naturellement demandé à Dominique Ceolin d’être le parrain du bateau. Il est venu parler à nos équipes de la voile et de ses valeurs simples. Elles nous ont touchées parce que ce sont celles de la Financière de l’Echiquier : travail, créativité et simplicité. Depuis, la sympathie entre nous et la synergie entre nos entreprises a dépassé les questions d’argent. C’est une autre forme d’investissement, bien plus précieuse quelque part, que nous pratiquons avec ABC arbitrage.

Lionel Garnier

Journaliste, Le Revenu I Métier : Chineur de valeurs cachées

Quel est le rôle d’un journaliste de la presse financière patrimoniale ?

Nous sommes en quelque sorte des chineurs à la recherche de valeurs cachées.
Notre rôle est de découvrir des valeurs intéressantes, de se renseigner sur elles, de les synthétiser, les analyser et d’émettre un avis à nos lecteurs pour les aider dans leurs prises de décisions. Nous devons donc vulgariser l’information pour des gens qui s’intéressent aux entreprises, mais qui ne sont pas nécessairement des experts. 


Alors, ça doit être très difficile de traiter une société comme ABC arbitrage ?

Effectivement, ce n’est pas évident. Ils pratiquent un métier peu connu, ils ne produisent rien de concret, ils ne peuvent pas révéler leurs stratégies sur la place publique et, ils font de l’argent avec de l’argent. Le syndrome de la boîte noire n’est jamais très loin. 


Et alors ?

C’est forcément un challenge d’étudier ABC arbitrage puisque l’anticipation de l’évolution des marchés financiers est de fait impossible. Il faut donc s’attacher à leurs résultats concrets, à leur capacité d’adaptation, au contrat moral qu’ils ont avec leurs actionnaires et leurs salariés et à la régularité des distributions de dividendes. Surtout, ils font ce qu’ils disent, même si ils ne peuvent pas toujours dire ce qu’ils font.

Luc Talbourdet

Directeur général, Team Paprec-Virbac I Métier : Entrepreneur des mers

Vous êtes manager de l’équipe de voile de Jean-Pierre Dick, dont ABC arbitrage est un des sponsors. Comment s’est faite la première rencontre ?

J’avais lu un portrait de Dominique Ceolin dans le quotidien Le Monde. Le journaliste parlait d’un homme qui rêvait de s’échapper parfois et qui avait des photos de voile dans son bureau. Je l’ai appelé et, dès notre premier contact en compagnie de Jean-Pierre Dick, et de David Hoey d’ABC arbitrage qui est aussi un passionné de voile, il s’est produit une alchimie extraordinaire, à base de simplicité et d’admiration réciproque. 


Mais le monde de la voile et celui de l’arbitrage ne sont pas vraiment similaires.

A première vue, non. En revanche, nos environnements sont changeants voire par moment hostiles. Il faut savoir régler les voiles dans la « pétole » et se préparer à affronter la tempête. Jean-Pierre Dick est un marin-chef d’entreprise et nos aventures se ressemblent culturellement. ABC arbitrage est, comme nous, une entreprise d’hommes passionnés, focalisés sur l’innovation, à la recherche constante de performance, pratiquant un management qui vise à inspirer chacun à se dépasser. Ils sont à la fois exigeants et humbles face aux éléments. Mais, le plus important, ce sont des professionnels qui considèrent, comme nous, que le plaisir est un élément essentiel de la réussite.

A. Bernhardt / J. Lavigne du Cadet

Collaborateurs I Métier : Chercheurs d'expériences

Vous êtes tous les deux des jeunes recrues. Est-ce qu'ABC arbitrage était votre premier choix ?

Julien Lavigne du Cadet : Pas du tout. Je revenais de Londres où j’avais travaillé pour une petite entreprise de finance, très similaire à ABC arbitrage et je cherchais plutôt à étoffer mon CV. J’ai eu une première occasion de rentrer chez ABC arbitrage, mais j’ai finalement choisi de travailler avec une grande banque. Après quelques expériences plus ou moins heureuses, j’ai rappelé ABC arbitrage pour refaire acte de candidature.


Alors, pourquoi ne pas avoir choisi ABC arbitrage la première fois ?

JLdC : Parfois, il faut passer par d’autres expériences pour comprendre ce qu’on ne veut pas. Je n’étais peut-être pas prêt. Ce n’est vraiment pas évident de se laisser convaincre quand on a devant soi une boîte aussi différente, avec une politique salariale et sociale atypique. On reste perplexe ou tout au moins sceptique.


Et vous, Aurélie ?

Aurélie Bernhardt : J’avais envie de travailler comme contrôleur pour une société à Paris, à taille humaine. ABC arbitrage était la seule à m’offrir un job qui correspondait à ces critères. Mais, j’ai quand même hésité. C’était un casse-tête pour moi.


Pourquoi ?

AB : À cause de la politique de rémunération variable. Je ne connaissais pas leur métier et j’étais réticente à prendre ce risque, surtout avec une société financière.


Et qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?

AB : Plusieurs choses. Leur franc parler, d’abord ; leur approche directe. Contrairement aux autres entreprises chez lesquelles j’ai postulé, c’était les seuls à ne pas poser de questions pièges lors des entretiens. Et puis, j’ai parlé avec beaucoup de gens de l’entreprise et ils avaient l’air de vraiment travailler avec plaisir. Mais, j’hésitais toujours…


Et le basculement ?

AB : En fait, j’avais travaillé en Chine juste pendant mes études et j’avais appris qu’il fallait parfois dans la vie sortir de son petit carré organisé et se jeter dans l’inattendu pour se découvrir soi-même.


Et vous, Julien ?

JLdC : J’étais très étonné qu’ABC arbitrage soit toujours d’accord pour m’embaucher, même si j’avais refusé leur offre une première fois. Le poste avait évolué entre temps et moi aussi. J’ai eu un flash à un moment. J’ai compris que c’était une entreprise où je n’allais pas faire du sur place et, sur ce point, je ne suis pas déçu.

 

Caroline Weber

Directrice générale, MiddleNext I Métier : Militante passionnée

Quelle est la vocation de MiddleNext et quel est le rôle d’ABC arbitrage au sein de votre organisation ?

MiddleNext regroupe des PME cotées qui souhaitent avoir une influence sur les politiques publiques et sur la réglementation. ABC arbitrage est un de nos administrateurs et de nos membres les plus impliqués. Plusieurs de leurs décideurs travaillent avec nous pour faire avancer les choses sur des sujets, comme le contrôle interne ou l’information financière réglementée en ligne. Ils sont des véritables apporteurs d’idées transgressives, en rupture avec les pensées conventionnelles, mais toujours solides dans leur réflexion. Il y a chez eux une vraie liberté de ton, de comportement et de pensée. Les contacts sont simples et directs, il n’y a pas de formalisme. Je ne sais comment vous exprimer ça. C’est une mayonnaise d’hommes qui a bien prise. 


Mais, côté militant, comment ça se passe ?

Ils sont directs, pragmatiques. Nous avons identifié une trentaine de lois françaises et trois directives européennes qui étaient contre productives pour nos membres. Ils ont tout de suite adhéré au projet et ont toujours cru qu’on pouvait changer ces règles inadaptées. Aujourd’hui, en travaillant sans relâche, on en a modifié une grande majorité. Avec eux, il n’y a pas de prise de tête. On agit, c’est tout.

Amaury Eloy

Vice-président, Croissance Plus Président fondateur, NewWorks I Métier : Concrétiser le virtuel

Vous êtes chef d’une entreprise et vice-président de Croissance Plus, dont ABC arbitrage est membre. Expliquez-nous rapidement la vocation de Croissance Plus.

Croissance Plus est une association d'entrepreneurs qui défendent un modèle d'entreprise de croissance durable, et de partage de l'avoir, du savoir et du pouvoir au sein de l'entreprise. Nous nous battons pour défendre un autre modèle entrepreneurial, pour la création d’entreprises et d’emplois et pour défendre les intérêts des PME les plus dynamiques dont les besoins ne sont pas toujours pris en compte par les pouvoirs publics. 


Vous êtes donc un groupe de lobbying ?

Absolument et je n’ai pas peur de ce mot. En fait, nous travaillons ensemble pour se faire entendre parce qu’en France, on a souvent l’impression que les grandes entreprises et les grands syndicats sont les seuls acteurs de l’économie. Nous savons que face à ces mastodontes, notre seule chance d’exister est de se réunir. Mais, au-delà de ce côté militant ou de lobbyiste, je pense que la vraie valeur de notre association est de nous permettre d’échanger librement en tant qu’entrepreneurs et de se nourrir de l’expérience des autres. 


Quel est le rôle d’ABC arbitrage au sein de Croissance Plus ?

ABC arbitrage est un de nos membres les plus actifs qui n’a pas peur de mouiller sa chemise et de prendre des positions pas toujours faciles à défendre en France, comme la rémunération variable et les stock-options, notamment dans le contexte économique actuel. ABC arbitrage est certainement l’un de nos membres qui nourrit le plus nos débats. Ils ne sont jamais là où on les attend. Je dirige une entreprise très différente d’ABC arbitrage, industrielle et commerciale, mais nous partageons avec eux le goût d’entreprendre et, surtout, au sein de Croissance Plus, la volonté de défendre des convictions fortes.

Pierre Gatignol

Président-directeur général, GL Trade I Métier : Homme orchestre

Comment avez-vous connu ABC arbitrage ?

Au départ, ABC arbitrage était un de nos clients. Ils utilisent depuis de nombreuses années nos logiciels de gestion. On les a donc rencontrés lors de réunions professionnelles et d’événements clients. Nous avons été frappés par leur connaissance technique, mais surtout leur rigueur et leur précision. Avec leur sens de l’analyse et leur volonté d’améliorer les processus de prises de décisions, nous avons beaucoup échangé et nous nous sommes nourris mutuellement de nos expériences. 


Et puis, plus tard, vous êtes devenus leurs sous-locataires.

Effectivement. Ils avaient des locaux disponibles rue Notre Dame des Victoires que nous avons loués. C’est là où on a vraiment fait connaissance avec eux. Vous savez, quand on dirige une PME, il faut s’occuper de tout, de la stratégie de l’entreprise jusqu’à la sortie des poubelles. Avec ABC arbitrage, on s’est rendu compte au quotidien que leur rigueur et leur souci du détail sont inscrits dans leur ADN, qu’ils l’appliquent aussi bien aux petites choses qu’aux grandes. Quand on a des problèmes d’intendance à régler, c’est bien d’avoir un voisin consciencieux. 


Vous avez un troisième lien avec ABC arbitrage, celui d’un parcours d’entrepreneur quasiment parallèle.

C’est vrai. Nous avons démarré à peu près au même moment, nous sommes tous deux dans des métiers techniques et financiers et nous avons connus les hauts et les bas d’une introduction en bourse, des problèmes de recrutement, de management et ainsi de suite. En fait, nos deux entreprises se ressemblent vraiment beaucoup sur deux points. D’abord, nous sommes convaincus que la clé du succès, c’est le management et plus précisément la capacité de motiver nos équipes. Il faut leur donner envie de participer à l’aventure entrepreneuriale de l’entreprise. Deuxième chose, le développement à l’international, ce qui n’est pas toujours évident pour une PME française, est néanmoins indispensable et nécessaire pour s’inscrire dans l’avenir. 


Mais, ils doivent vous manquer depuis qu’ils ont déménagé ?

Oui et non. Le contact au quotidien nous manque, mais on est très contents d’avoir récupéré leurs locaux. (Rires)

Marianne Gilardoni-Mugniéry

Directrice de clientèle Wellcom, Actionnaire individuel d'ABC arbitrage I Métier : Collectionneuse d’OVNI

Comment avez-vous connu ABC arbitrage ?

Je suis actionnaire depuis 1999. Je connaissais des gens chez ABC arbitrage et d’autres personnes qui se sont intéressées au titre très tôt. On disait d’eux qu’ils étaient dans un nouveau métier, mené par une équipe dynamique et ambitieuse. Et j’aimais bien l’idée de dénicher une perle rare, d’aller à contre-courant, d’avoir en quelque sorte un coup d’avance, hors des sentiers battus.


Mais, est-ce que vous compreniez le métier d’arbitragiste ?

Oui et non, mais là n’était pas le propos. Ce qui me plaisait, c’est qu’ils étaient une sorte d’OVNI dans le paysage boursier. J’étais séduite par leur projet d’entreprise, la façon différente d’envisager un métier financier. Tout simplement, j’avais confiance en leur potentiel, même si je n’avais aucune garantie de leur réussite. 


Et votre sentiment aujourd’hui ?

Honnêtement, je me sens totalement à l’aise. Depuis plus de dix ans, les dividendes tombent régulièrement et je fais fructifier mon investissement sans avoir à m’en préoccuper. Et puis, franchement, au-delà de l’aspect financier, c’est une entreprise qui ne cesse de se renouveler et d’étonner. Je sais que ça peut paraître prétentieux, mais j’ai l’impression qu’ils redonnent leurs lettres de noblesse à la finance.